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  • Ce qui me surprend, a dit Boone, c’est comment quelqu’un d’une beauté aussi saisissante peut être aussi… laid.
  • La beauté est superficielle. La laideur pénètre jusqu’à la moelle.

Il y a des romans qui avancent en ligne droite, et d’autres qui foncent, gyrophares allumés. Le Casse ultime appartient à la seconde catégorie. Don Winslow y déploie une mécanique implacable, un braquage pensé comme une équation où chaque variable menace d’exploser.

L’écriture est sèche, nerveuse, presque cinématographique. Les scènes s’enchaînent comme des plans courts, les dialogues claquent, et la violence — toujours maîtrisée — surgit sans emphase. Winslow ne romantise rien : ni le crime, ni la loyauté, ni la rédemption. Il observe, avec une précision froide, des hommes pris dans des engrenages qu’ils ont eux-mêmes huilés.

Le Casse ultime est un polar efficace, tendu jusqu’à la dernière page, mais aussi une méditation amère sur le prix des choix. Chez Winslow, il n’y a pas de héros, seulement des trajectoires. Et quand elles se croisent, il est déjà trop tard pour freiner.

Résumé

Impossible de braquer un casino pour empocher plusieurs millions de dollars ? Impossible surtout de résister à l’envie de tenter le coup pour un voleur légendaire qui risque la prison à vie pour son « Casse ultime ». Deux gangsters racontent une histoire « Véridique » autour d’un petit déjeuner au diner. Tout le monde passe un bon moment, jusqu’à ce que quelqu’un doive payer l’addition. La star de cinéma toxico que le surfeur et détective privé Boone Daniels doit surveiller pendant sa « Pause déjeuner » pose problème. Surtout qu’on veut sa peau. Une terrible erreur, fugace mais irréparable, envoie un père de famille dévoué en prison et le précipite dans une « Collision » entre l’homme qu’il voudrait être et le tueur qu’il doit devenir pour survivre.

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https://www.babelio.com/livres/Winslow-Le-casse-ultime/1905647#citations


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Posté le: 25.01.2026
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